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Prière du dimanche des rameaux

8 avril 2020

Un extrait de la prière dite le dimanche 5 avril 2020 par Sœur Marie-Liesse, diaconesse de Reuilly à Versailles.

Dieu de tendresse, qui parles aux humbles, Père des pauvres et des petits, Jésus livré pour notre vie,

Avec tous les priants de la terre, nous déposons à Tes pieds tout ce qui va diminuer ou mourir en cette journée : tant d’hommes et de femmes qui ploient avec Toi sous le poids du fardeau ; pour les malades, pour leurs familles endeuillées ou angoissées devant l’avenir incertain ; les familles confrontées à la violence, à la précarité, à la solitude ; dans leur détresse, accorde-leur de tomber entre les mains de Dieu, avec leur faiblesse et leur douleur ; permets-leur de percevoir au plus intime d’eux-mêmes que la douceur du Christ les accompagne, Toi le Dieu de tendresse.

Nous te prions pour ceux qui aujourd’hui, à leur bureau, dans leur laboratoire, à l’usine, à l’hôpital, dans les casernes, poursuivront la Lumière, parce qu’ils croient au progrès des choses. Ils offrent leur vie pour la vie de leurs frères, tous les médecins, infirmières et infirmiers, aides-soignants, personnel administratif des hôpitaux et des EHPAD, les forces de l’ordre, et tous les êtres de bonne volonté, tous les hommes et les femmes aux mains besogneuses, au front levé, ces êtres de courage et de mobilisation. Eux qui ont le sens d’autrui planté en eux comme un aiguillon car le temps presse.

Eux qui engagent toutes leurs ressources de volonté, de courage et d’intelligence pour alléger le fardeau de leurs frères.

Eux qui font tout ce qui dépend d’eux pour que recule l’épidémie, pour que la vie soit préservée, nous te supplions :

Redonne-leur, jour après jour, la vivacité et la confiance dont ils ont besoin pour accomplir leur service, et nous te supplions que leur soient donnés les moyens de poursuivre leur activité dans les meilleures conditions possibles. Nous te supplions de les protéger et de les fortifier en tout leur être.

Tu es le serviteur qui humblement prend notre fardeau. Accompagne-les dans le combat de chaque jour, Dieu de tendresse.

Tous te célèbrent ; nous accueillons le Roi de toutes choses, et nous venons déposer à tes pieds tous les soucis du monde.

Que du fond de la plus pauvre vie monte un chant incessant, celui de l’Esprit Saint consolateur, et gloire de notre prière.

Puissions-nous ensemble être embarqués dans la très haute mer, dans l’au-deçà des choses où la mesure de Dieu est la surabondance.

De par le monde, que déferlent les hymnes, les psaumes, les soupirs infinis, les silences d’amour, et, en communion avec Toi, Seigneur Jésus, qui élèves tes mains saintes, nous nous tiendrons en prière devant la face du Père.

Amen

Texte proposé par Thierry Dominicé – pasteur stagiaire – et publié avec l’aimable autorisation de Sœur Marie-Liesse, diaconesse de Reuilly à Versailles.

Téléchargez le texte complet.

Culte du dimanche 5 avril 2020

5 avril 2020

Culte dominical par le pasteur Pierre-André Kuchen, avec la participation de Nicole Köhli Gurtner, Monika Galataud et Christophe Dubois.

Texte complet du culte du dimanche 5 avril 2020.

La crise : un temps pour espérer, malgré tout ?

1er avril 2020

Billet méditatif du mercredi proposé par Thierry Dominicé

L’expression « crise du coronavirus » est devenue si courante que si on tape cette expression dans un moteur de recherche sur Internet, pas moins de 283 millions de résultats sont proposés. Autant dire qu’il faudrait plus d’une vie pour lire tous ces textes…

J’ai trouvé intéressant de me pencher sur les multiples sens du mot « krisis » en grec ancien et biblique. Il me semble en effet que ceux-ci peuvent éclairer d’une lumière nouvelle notre façon d’envisager la situation pour le moins incroyable dans laquelle nous sommes tous plongés depuis quelques semaines.

Dans un premier sens, krisis désigne l’action ou la faculté de distinguer, et concrètement choisir quelque chose, élire une personne. Cela s’apparente au discernement, à une invitation à découvrir dans les circonstances présentes ce que nous pouvons retenir de bon pour chacun·e de nous. Mais si l’on va plus loin, ce terme signifie également l’action de séparer, d’entrer en conflit, de contester quelque chose, ce qui renvoie essentiellement au procès, au jugement, à la condamnation. Nous sentons-nous condamnés à vivre confinés le temps que cette pandémie cesse, avec tout ce que cela comporte de douloureux ? Je pense en particulier à celles et à ceux pour qui l’isolement est difficile, mais aussi aux personnes qui sont menacées dans leur existence, parce qu’elles ont perdu leur emploi, leurs moyens de subsistance, ou se sentent menacées de les perdre, sans oublier les malades qui sont en train de se battre contre une forme aiguë du COVID-19.

En l’occurrence, la référence médicale est pertinente, puisqu’en médecine le terme krisis désigne la phase décisive d’une maladie, le moment où la vie et la mort du patient est en jeu. Il s’agit plus précisément du moment où un brusque changement intervient, pour le meilleur ou pour le pire. Le pire, c’est évidemment la mort, qu’ont rencontrée des dizaines de milliers de personnes dans le monde depuis le début de l’épidémie, et son corollaire : la peine et les difficultés parfois immenses pour leurs proches. Le meilleur : la guérison bien sûr, mais aussi un événement qui peut transformer la manière d’envisager l’existence pour ceux qui ont vaincu le mal.

Et dans le Nouveau Testament, dans quel sens est employé krisis ? On trouve fréquemment ce terme dans l’évangile selon Jean, dans lequel il signifie jugement. Un jugement présent, comme en Jean 3.19, où Jésus dit à Nicodème : « Et le jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré l’obscurité à la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises. » Ou un jugement futur : « Et ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection qui mène à la vie ; ceux qui auront pratiqué le mal, pour la résurrection qui mène au jugement » (Jean 5.29). Le lien entre la foi en Christ et le jugement est fortement accentué dans cet évangile, au-delà de formulations parfois difficiles à comprendre. Ce jugement, on peut dire qu’il est déjà prononcé par la crucifixion et la résurrection de Jésus-Christ, même s’il nous faudra tous un jour passer par la mort physique, et avant cela, affronter de nombreuses souffrances, dont la lutte contre des maladies parfois graves.

C’est bien là le fondement de l’espérance chrétienne. Malgré toutes les informations dont les médias nous abreuvent quotidiennement, nous ne pouvons pas vraiment comprendre la crise que nous traversons, et nous ne pouvons pas non plus en connaître avec certitude l’issue. Mais nous avons l’assurance du salut promis par Dieu en Jésus-Christ. Oui, Christ vient faire toutes choses nouvelles. Dire et répéter ces mots ne va pas changer les choses comme par magie, mais cela nous ouvre une fenêtre vers l’avenir. J’ose espérer qu’il y aura un avant et un après « coronavirus ». Qu’en quelque sorte, toutes les fragilités, toutes les contradictions de notre monde révélées par cette crise mèneront des hommes et des femmes de bonne volonté à une réflexion profonde puis à des actions résolues pour que demain, le monde ne ressemble plus tout à fait à celui d’hier.

Quoi qu’il en soit, les questions posées il y a quelques jours par Sœur Mireille, prieure de la Communauté des diaconesses de Reuilly, me paraissent belles et potentiellement fécondes à quelques jours de la Semaine sainte : « Ne sommes-nous pas dans ce temps où, d’une certaine manière, la terre bascule sur ses bases, vers un monde de demain qui ne sera plus celui d’hier ? Mais surtout, saurons-nous de foi sûre et humble que le visage du Christ, déjà tourné vers cette terre, lui est une salutation, un bonjour, une présence en promesse ? »

Thierry Dominicé, pasteur stagiaire

Téléchargez le texte complet.

Culte du dimanche 29 mars 2020

29 mars 2020

Culte dominical par la pasteure Ellen Pagnamenta

Réflexions bibliques au sujet du culte du 29 mars 2020.

La force de la vie

25 mars 2020

Billet méditatif du mercredi proposé par Ellen Pagnamenta.

Chers amis, Chères amies,

Le texte ci-dessous circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Je le partage avec vous parce que je le trouve beau. Il rappelle de façon simple et réaliste ce qui est en train de se passer autour de nous, aujourd’hui en mars 2020.

Ces quelques lignes ouvrent déjà la porte à un « après ». Après le confinement, après le coronavirus, après les renoncements, après la peur, après la menace.

Regardons autour de nous : la vie revient avec toute sa force. Le chant des oiseaux nous réveille le matin, les arbres fleurissent, les fleurs poussent.

La vie est plus forte.

Regardons encore : l’entraide s’organise dans les quartiers. Des familles allument une bougie le soir en signe de solidarité avec le personnel médical et soignant. « Pain pour le prochain » distribue des roses aux malades dans les hôpitaux et aux séniors dans les homes.

La solidarité est plus forte

Et je ne peux pas m’empêcher de faire un lien avec le message de l’évangile. A Pâques, quand l’épidémie s’approchera de son pic, nous fêterons la résurrection de Jésus. Nous fêterons l’Amour plus fort que la mort. Nous fêterons la vie – qui continue au-delà de notre détresse.

L’amour est plus fort.

Ellen Pagnamenta, pasteure à Bienne

Bonne lecture !


C'était en mars 2020

Les rues étaient vides, les magasins fermés et les gens ne pouvaient plus sortir.

Mais le printemps ne le savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver. Le ciel était bleu, et le matin arrivait de plus en plus tôt.

C'était en mars 2020

Les jeunes devaient étudier en ligne et trouver des occupations à la maison. Les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n'y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continueraient de tomber malades.

Mais le printemps ne le savait pas. Le temps d'aller au jardin arrivait, l'herbe verdissait.

C'était en mars 2020

Les gens ont été mis en confinement. Pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni de repas, ni de fête en famille. La peur a grandi et les jours devenaient monotones.

Mais le printemps ne le savait pas. Les pommiers, les cerisiers et les autres arbres ont fleuri, les feuilles ont poussé.

C'était en mars 2020

Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue. Ils ont chanté sur le balcon en invitant les voisins à joindre leur voix à la leur. Ils ont appris à être solidaires et se sont questionnés sur leurs valeurs.

Les gens ont réalisé l’importance de la santé, de la souffrance, de ce monde qui s'était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.

Mais le printemps ne le savait pas. Les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

Puis le jour de la libération est arrivé. Les gens l'ont appris à la télé. Le virus avait perdu. Les gens sont descendus dans la rue, ils ont chanté, pleuré, et embrassé leurs voisins, sans masques ni gants.

Et c'est là que l'été est arrivé, mais le printemps ne le savait pas. Le printemps est resté présent. Car malgré le virus, la peur et la mort, le printemps avait appris aux gens le pouvoir de la vie.

Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous, et vous profiterez de la vie.

Restez amoureux de la vie.

Anonyme

Téléchargez le texte complet.

Culte du dimanche 22 mars 2020

22 mars 2020

Culte dominical par le pasteur Luc N. Ramoni

Le culte en vidéo.

Téléchargez le texte complet du culte.

Le festin du Seigneur

18 mars 2020

Un récit proposé par Luc N. Ramoni.

Le village au pied du château venait tout juste de se réveiller quand retentit sur la grand place la voix du héraut seigneurial :

– Notre Seigneur bien-aimé invite tous ses bien-aimés sujets à partager avec lui un festin pour son anniversaire. Une heureuse surprise les y attend. Il leur demande toutefois d’avoir la gentillesse d’apporter un peu d’eau pour remplir le bassin de son château, qui est à sec…

En faisant volte-face, le héraut entouré de ses gardes reprend le chemin du castel seigneurial. Les commentaires fusent bon train, mais sur des modes fort divers…

– Pfff… Il a bien assez de domestiques pour faire remplir son bassin… Je lui monterai un verre, ce sera largement suffisant !

– Que non ! Il a toujours été bon et généreux ! Je lui apporterai un plein tonneau !

Et au matin du jour dit, on voit un étrange cortège monter du village vers le château. Les uns poussent de toutes leurs forces de grosses futaies, ou ahanent en portant des seaux pleins à ras bord. D’autres, moqueurs, portent une carafe ou un petit verre sur un plateau.

Entrés dans la cour intérieure, chacun vide son récipient dans le bassin central, le dépose au vestiaire et se dirige vers la salle de banquet. Rôtis et vins, danses et chants, lorsque le soir arrive le Seigneur remercie chacun d’un mot aimable et se retire dans ses appartements.

– Et la surprise promise ?

Désappointement des grincheux. Joie heureuse des bons sujets :

– Notre maître vient de nous donner le meilleur festin qui soit !

Et chacun, avant de repartir passe prendre son récipient. Lorsque des cris éclatent, explosent de plus en plus fort en provenance du vestiaire. Cris de joie et cris de rage. Les récipients étaient remplis à ras bord de pièces d’or !

– Ah ! Que n’ai-je apporté davantage d’eau…

Source : Jean VERNETTE, Paraboles pour aujourd’hui, Limoges, Droguet et Ardant, 1991, pp. 186-187.

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Quelle liberté en Christ  ?

15 mars 2020

Message dominical par Thierry Dominicé.

Une lecture de l'évangile de Jean 8 31-36 suivie d'une méditation.

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Vision Église 21